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[2017] Repenser les médiations dans l’éducation artistique et culturelle

Analyse des manières de faire découvrir et apprécier les œuvres et pratiques culturelles, de la production à la réception

Coordinateur : Frédérique Giraud

 

Membres participant au projet : Stéphane Bonnery, Samuel Coavoux, Rémi Deslyper, Florence Eloy, Sébastien François, Tomas Legon, Muriel Mille

La recherche qui réunit le groupe de travail vise à étudier des actions d’éducation artistique et culturelle à destinations d’enfants et d’adolescents à partir du prisme théorique qu’est celui des médiations. Ce projet a pour ambition de discuter et clarifier les contours de la notion de médiation en matière d’éducation artistique et culturelle.

Mené par une équipe de chercheurs en sociologie et en sciences de l’éducation, ce programme interroge notamment la notion de « médiation », en observant sur plusieurs terrains, comment des producteurs et des intermédiaires essaient d’encadrer l’expérience des œuvres que peuvent faire les publics enfants et jeunes, comment des individus peuvent recevoir ce travail d’encadrement et ce que celui-ci fait à l’expérience des œuvres.

Sur chaque terrain, il s’agit notamment d’appliquer un même schéma de recueil et d’analyse des données (un schéma dit « à 3 étages ») :

1) production : comprendre comment des « professionnels » (producteurs ou acteurs culturels, par exemple) construisent une offre en anticipant déjà un public « imaginé », à qui est destinée cette offre. Ces professionnels essaient de faire advenir chez ce public des expériences particulières (ne serait-ce que parce qu’elles doivent être positives).

2) médiations : voir comment d’autres intermédiaires (libraires, bloggeurs…) prennent en charge un travail concret de communication auprès d’un public, ce travail ayant pour objectif là encore que l’œuvre rencontre un public et que l’expérience de celle-ci s’oriente vers quelque chose de vécu comme positif.

3) réception : voir comment des consommateurs singuliers (qui se caractérisent par des trajectoires sociales, familiales, scolaires, et par des carrières de consommateurs) reçoivent ces « médiations » dans l’interaction avec les intermédiaires, et comment ces médiations participent à l’expérience des œuvres.

L’objectif poursuivi, à travers ce schéma, est de pouvoir suivre un même fil (une « médiation » qui accompagne et encadre une œuvre) de sa production à sa réception. Certaines autres questions sont présentes également aux 3 étages : la représentation du public (par les producteurs, par les intermédiaires, et également par les consommateurs, qui se situent individuellement dans des collectifs plus larges), les manières de catégoriser et évaluer des œuvres (à travers des appréhensions spécifiques de celles-ci), ainsi que les formes concrètes de transmission qui existent entre ces 3 étages.

Les terrains investis dans cette optique sont les suivants : la médiation dans les musées d’art, le dispositif Réseau Médiation Cinéma M’Ra de la région Rhône-Alpes, le Muz (musée en ligne de dessins d’enfants), un théâtre spécialisé dans les représentations pour enfants, les dispositifs d’apprentissage collectif de la pratique instrumentale et orchestrale Démos et Orchestre à l’école, les albums pour enfants, une série télévisuelle (Plus belle la vie), un ensemble romanesque post-apocalyptique pour adolescents (U4), et enfin les applications pour enfants.